Croisade : Désir de vénérer le Saint Sépulcre du Seigneur

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« Il se produisit alors un mouvement à la fois d’hommes et de femmes tel qu’on ne se souvient pas en avoir jamais vu de semblable : les gens les plus simples étaient réellement poussés par le désir de vénérer le Sépulcre du Seigneur et de visiter les Saints Lieux…

Ces hommes avaient tant d’ardeur et d’élan, que tous les chemins en furent couverts ; les soldats celtes étaient accompagnés d’une multitude de gens sans armes plus nombreux que les grains de sable et que les étoiles, portant des palmes et des croix sur leurs épaules : hommes, femmes et enfants qui laissaient leur pays. a les voir on aurait dit des fleuves qui confluaient de partout…

La nation des Celtes est d’ailleurs très ardente et fougueuse ; une fois qu’elle a pris son élan, on ne peut plus l’arrêter. »

Croisade / Pèlerinage
Croisade / Pèlerinage

C’est une femme qui s’exprime, Anne Comnène, fille de l’empereur Alexis. Une princesse byzantine donc, qui se trouve être la première et la plus complète historienne de ce que nous appelons la Première Croisade (1095-1099).

C’est par une femme qu’a été d’abord racontée cette grande secousse qui ébranla si profondément l’Occident et le Proche-Orient ; et cette femme signale dès les premières lignes de son récit la présence des femmes.

Cette présence n’a guère retenu l’attention des divers historiens modernes ; elle a pourtant tenu une  place appréciable et parfois primordiale.

À l’image de l’histoire même des Croisades, qui fait voir comme sous un verre grossissant la société et les mœurs du temps, le rôle des femmes nous y apparaît caractéristique de l’époque.

Anne Comnène – qui écrit quarante ans après les évènements – avait treize ans quand arriva sur les rives du Bosphore ce déferlement de population, qui a visiblement frappé son imagination comme son regard.

« L’empereur (Alexis), écrit-elle, entendit la rumeur touchant l’approche d’innombrable armées franques. »

Ceux qu’elle appelle les « Francs », voire les « Celtes », ce sont les Croisés, ces gens qui viennent de l’Occident ; un peu comme nous parlons de « Slaves » pour les populations de l’Est en général, ou de « Scandinaves » pour celles du Nord.

De fait les Français de toutes régions, y compris la Belgique d’aujourd’hui, y étaient les plus nombreux, mais accompagnés d’Allemands, d’Anglais, d’Italiens, voire d’Espagnols.

C’est en France qu’avait été donnée au mouvement son impulsion première, lors du Concile de Clermont, le 27 novembre 1095 ; le pape Urbain II, français d’origine, avait exhorté les chrétiens à aller au secours de leurs frères du Proche-Orient, et à reconquérir la Ville sainte, Jérusalem.

Un nombre incroyable de gens, petits ou grands, riches ou pauvres, avaient alors « pris la croix », s’engageant à partir et témoignant de leur vœu en cousant une croix sur leur épaule, d’où le terme de « Croisé ».

Le premier départ organisé eut lieu au mois d’août 1096, pour atteindre Jérusalem trois ans plus tard, au mois de juillet 1099.

Une fois la Ville sainte prise d’assaut, un certain nombre de chevaliers demeurèrent en Terre sainte, en Palestine et dans les principautés fondées à Antioche, à Edesse, puis à Tripoli, qui servaient de rempart au royaume même de Jérusalem.

Répondant à leurs appels au secours, les expéditions en provenance d’Occident allaient se succéder désormais, certaines plus importantes que les autres, dirigées par des rois ou des empereurs. Jérusalem sera néanmoins reprise par Saladin en 1187, et le dernier bastion occidental, Saint-Jean-d’Acre, tombera un siècle plus tard, en 1291.

Mais le titre de roi et de reine de Jérusalem restera revendiqué jusqu’en 1489 par les rois et les reines de Chypre, où s’étaient réfugiés une grande partie des survivants de Terre sainte ; deux cents ans, marqués par des tentatives désespérées de reconquête, au cours desquels la flamme de la Croisade vibrera encore dans l’île.

Par  Régine Pernoud dans son ouvrage ‘La femme au temps des croisades’

Pour aller plus loin : http://deus-vult.org/actualites/le-veritable-esprit-des-saintes-croisades/

Note de la rédaction : « Un nombre incroyable de gens, petits ou grands, riches ou pauvres, avaient alors « pris la croix », s’engageant à partir et témoignant de leur vœu en cousant une croix sur leur épaule, d’où le terme de « Croisé ». »

Que cette croix soit solidement ancrée dans nos cœurs, notre passage sur terre n’étant qu’un long pèlerinage, soyons dignes de nos fiers ancêtres, rendons un témoignage permanent  prions le Saint Esprit afin que nos paroles soient justes et tranchantes, prions Saint Michel Archange afin de triompher dans les combats pour le Christ-Roi, prions la Sainte Vierge Marie afin d’être toujours charitables et d’appliquer cette fameuse maxime « voyez comme ils s’aiment ». Deus Vult !

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