Le Duce Mussolini, père du fascisme, au Paradis ?

C’est en tout cas ce qu’a affirmé la Servante de Dieu,  Edvige Carboni (1880–1952), une mystique laïque portant les stigmates de Notre-Seigneur. L’Église vaticane ne s’est jamais prononcée sur ce sujet après guerre, et en dehors des frontières italiennes et de la barrière de la langue, l’information est très peu répandue, voire même inconnue pour ce qui est de la zone francophone. Voici un résumé de l’affaire :

«Hedwig priait beaucoup pour le repos éternel de l’âme de Benito Mussolini, et lorsqu’elle a appris que les communistes l’avaient tué, elle a intensifié d’autant plus ses prières et a fait célébrer de nombreuses messes pour sa libération du Purgatoire. Car Jésus-Christ lui a révélé un jour, que le Duce avait été condamné au Purgatoire, pour expier ses péchés pendant des années. La Servante de Dieu a continué à prier pour son âme et, après quelques années, Jésus-Christ l’a enfin libéré des souffrances du Purgatoire.
Hedwig disait toujours que la bonté du Seigneur était vraiment grande.»

L’épisode de l’apparition est raconté de cette manière par la protagoniste :

«Pendant que je priais devant le Crucifix, une personne est soudainement apparue entouré de flammes, et a déclaré d’une seule voix :
«Je suis Benito Mussolini. Le Seigneur m’a permis de venir à vous pour obtenir un soulagement de mes souffrances au purgatoire. Je vous exhorte, comme un acte de charité de me consacrer toutes vos prières, ainsi que toutes vos souffrances et vos humiliations pendant deux ans, si le Très-Haut le permet. La Miséricorde de Dieu est infinie, mais c’est ainsi qu’il exerce sa Justice. On ne peut entrer au paradis jusqu’à ce que l’on est payé jusqu’au dernier centime dû avec la Justice Divine. Le purgatoire est terrible pour moi, parce que j’ai attendu le dernier instant pour me repentir.»
Journal intime de Edvige Carboni.

Et voici la conclusion de son salut :

« Jésus-Chrit m’a dit après la communion «Ce matin, l’âme de Benito Mussolini est entrée au Ciel.» »
Journal intime de Edvige Carboni, un jour de printemps de l’année 1951.

Mussolini s’est éteint le 28 avril 1945, et c’est donc après 6 ans de purgatoire qu’il aurait accédé au royaume des Cieux.

D’autres se baseront également sur les dires  élogieux du Padre Pio à l’égard du chef d’État de la République sociale italienne, ou de sa relation avec l’Église catholique pour relier un peu plus cet homme dans le thème de l’article.

D’autres éléments s’ajoutent avec le livre de «La conversion religieuse de Benito Mussolini» de l’auteur Don Ennio Innocenti (quelque peu démocrate mais bon historien), pour le coup convaincu d’une conversion religieuse ce à quoi le père Eusebio Zappaterra ne croira pas entièrement.

D’ailleurs rendu plus compliquée par le fait que le petit Benito avait perdu la foi durant sa jeunesse, en partie à cause du début de l’influence du modernisme dans les paroisses.

En tout cas, la politique mussolinienne tranche avec le milieu «néopaïen» existant dans Italie de l’époque tout comme en Allemagne.

«Tu voudras ce que je veux moi-même (…) en 1923, lors de  la solution à la question romaine proposée au cardinal Gasparri, le cardinal a accepté mon idée, mais observant cependant que Giolitti avait échoué dans sa mise en œuvre, pour raison de grandes difficultés au sein de la Chambre à cause de l’opposition de la franc-maçonnerie. J’avais assuré au cardinal que ce serait la fin des deux (la Chambre et la maçonnerie), ce qui éliminera net nos différents».
Père Eusebio Zappaterra, confirmée par Mussolini lors du Concordat.

Enfin il faut noté qu’après la signature du Concordat, Mussolini a exécuté un acte important marquant la volonté d’éliminer le moule libéral, qui sépare l’Italie entre l’idéal fasciste et la culture laïque maçonnique issue de l’intoxication du Risorgimento (Renaissance italienne) : «Le 29 Janvier 1929, il fît déplacé de Porta Pia, les statues des saints martyrs déchirés par les canons de l’envahisseur républicain, le jour de la signature (des accords du Latran) : le peuple italien agenouillé a remercié la Providence. La Civiltà Cattolica a commenté que, les croyants qui avaient enfin apprécié la parole du pape étaient venus de très loin pour cet événement, sans doute parce que cette fois ils espéraient vraiment que leur chef, leur Duce, fut appelé par Dieu…»
«La conversion de Benito Mussolini», commenté par le site catholique riscossacristiana.it

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https://gloria.tv/article/ebk2q8gUiv8f133pNbKK6pmYk

http://www.veja.it/2014/12/31/padre-pio-disse-di-mussolini/

http://www.riscossacristiana.it/la-conversione-religiosa-di-mussolini-di-piero-vassallo/

http://www.mysticsofthechurch.com/2014/02/edvige-carboni.html (anglais)

Pour aller plus loin : http://deus-vult.org/actualites/le-duce-mussolini-a-padre-pio-en-1924-je-temoigne-de-votre-amour-pour-la-verite-elle-ma-ramene-a-dieu/