Les corps intermédiaires – François de Carennac

Encore une fois, la subversion de 1789 a tout bouleversé, sinon galvaudé, ne serait-ce que le terme de corporatisme. Au lieu d’un pseudo-individu orphelin qui né en face d’un état tout puissant, la réalité nous montre qu’un enfant né au sein d’une famille, communauté première s’il en est ; avec en société, une division corporative entre  la paysannerie, la noblesse, la bourgeoisie et les clercs, etc. Ces corps existent naturellement et réellement, par eux-mêmes, c’est organique et charnel. L’employé et l’employeur ont comme même but le bien de leur entreprise.

L’enfant étant le fruit de l’amour de ses deux parents, c’est à eux que revient le rôle d’éducateur, l’instruction publique est également nécessaire, mais contrairement à la volonté de cette république maçonnique l’enfant ne doit pas appartenir directement à l’État afin d’éviter toute tyrannie antinaturelle.

Les diverses corporations de métiers permettent l’échange, chacun est complémentaire et doit pouvoir produire ce qu’il sait faire de mieux, ainsi on ne manque de rien et les productions mêmes locales sont riches. Un exemple court : l’un fait le lait avec ses vaches tandis que l’autre la laine avec ses moutons… Ce compagnonnage assure une juste formation, et ce, quel que soit le domaine, pour apprendre un métier comme il le faut ; il y a en même temps le respect de la qualité et l’équité dans  la fixation des prix, des coûts de productions et d’achats.

Dans la corporation, les élections existent, mais elles ne sont absolument pas celles que la démocratie électoraliste propose, où des prétendants arrivant d’on ne sait où sinon des loges, se présentent avec le pouvoir du gros argent corrupteur. Non, ce sont des élections qui ont lieu dans chaque corps de métier, le plus compétent arrivera à la tête de la structure pour la guider vers le bien. C’est ainsi que l’on établit le pouvoir des meilleurs, celui des «aristocrates». Ici, les gens se côtoient, se rencontrent et se connaissent tous.

Le tyran Isaac Le Chapelier dans la folie révolutionnaire a supprimé ces corps sociaux laissant ainsi les populations isolées face à la ploutocratie franc-maçonnique naissante. Cela s’est fait au nom des soi-disant «représentants du peuple», dont on sait depuis Louis XV que les hommes des Parlements ne représentent certainement pas le peuple, ils ne représentent d’ailleurs rien, si ce n’est leurs propres intérêts privés !

Nous devons alors retrouver l’Ordre d’Ancien Régime. Une monarchie paternelle où existe le roi, son domaine royal et ses sujets. Le père des pères est empereur en son royaume, dans un éventuel fédéralisme «contractuel», en vertu du 4e commandement : les pères respecteront leurs sujets et les sujets respecteront leurs justes pères.

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