Questions-réponses sur le mouvement Deus Vult

Question (Q) – Vous êtes à l’origine d’un jeune mouvement catholique et nationaliste de formation très récente qui commence à faire parler de lui. D’où vous est venue l’idée ?

Deus Vult (DV) – Nous sommes avant tout une école de formation métapolitique et culturelle. L’idée de fonder un mouvement à proprement parler est venue après.

Nous n’avons pas vocation à faire de la « concurrence » à d’autres camarades mais plutôt à proposer à ces mêmes camarades une formation solide, sans engagement obligatoire à Deus Vult par ailleurs.

Nous sommes tous issus du courant nationaliste militant, mais nous avions l’impression que les collages et les tractages sans formation parallèle ne servaient à rien et que beaucoup d’autres mouvements s’y étaient employés avant nous sans résultats concrets.

Nous avons nous-mêmes suivi diverses formations et après avoir étudié les méthodes de nos adversaires, nous avons constaté que l’idéologie de mai 68, le libéralisme, le modernisme et l’esprit de la Révolution en général s’étaient imposés grâce à leur emprise sur trois grands secteurs : la culture, l’enseignement et les médias.

Dans notre mouvance, peu de groupes s’intéressent à ces domaines bien qu’on sente un nouvel attrait aujourd’hui pour le combat métapolitique et culturel.

Nous sommes donc partis avec la volonté de créer un mouvement dont l’action doit aboutir à un anti-mai 68, en proposant via diverses associations liées à Deus Vult un accès constructif à la culture ainsi qu’à une formation intellectuelle et pratique dans le but de forger à terme une nouvelle génération de militants, instruite et capable d’agir le plus efficacement possible.

En plus d’apporter une formation à des militants, nous cherchons également à toucher l’ensemble de la jeunesse française dans l’optique d’un véritable renouveau culturel et surtout moral dont nos populations, hélas de plus en plus décadentes, ont cruellement besoin, et qui est un préalable indispensable à tout redressement politique durable.

Q – Quel est le profil des fondateurs de ce mouvement ?

DV – Nous préférons parler d’esprit, et l’esprit qui anime les cadres de Deus Vult est celui du dépassement de soi, de la prise d’initiative et du sacrifice au service du Bien commun. Nous sommes à la recherche d’une certaine excellence à la fois intellectuelle, spirituelle et sportive.

Q – Avez-vous des maîtres à penser ?

DV – Nous en avons Un : Notre Seigneur Jésus-Christ, qui est le moteur de notre combat car nous avons la conviction que rien ne peut être bâti sans Lui. Comme l’écrivait justement Saint Pie X, « on n’édifiera pas la société si l’Église n’en jette les bases ». Notre combat pour la Royauté sociale de Notre-Seigneur est donc primordial.

Ensuite nous parlerons plutôt de grands « inspirateurs », sur des points bien précis :

Saint Louis pour son intransigeance en matière de foi et son art chrétien du gouvernement des peuples.

Monseigneur Lefebvre pour son combat pour la Sainte Messe et l’Église de toujours.

Robert Brasillach et Léon Degrelle qui, chacun dans leurs engagements respectifs, sont allés jusqu’au bout du sacrifice et ont toujours su voir le monde en poètes.

Mais nous nous intéressons également à certains de nos contemporains comme Julien Langella avec son ouvrage ‘La jeunesse au pouvoir’, Alain Escada qui mène avec courage le combat pour une société catholique, Joseph Merel avec son ‘Institut Charlemagne’ ou encore certains historiens dans leurs luttes pour la vérité historique.

De manière générale, nous nous inspirons de tout ce qui est fidèle à la pensée française, européenne et chrétienne.

Q – Si l’on en juge par les actions militantes des membres de Deus Vult relayées sur votre site web, le mouvement semble essaimer un peu partout en France. Combien êtes-vous et dans quels secteurs êtes-vous situés ?

DV – Le groupe ayant été lancé en région parisienne, la plupart de ses membres sont en Île-de-France, mais nous avons ouvert des antennes locales et des relais dans plusieurs régions : en Aquitaine, Alsace-Lorraine, Bretagne, Normandie, Provence, Hainaut, Savoie et de manière plus local sur Toulouse et Narbonne. Nous avons vocation à étendre notre idéal à tout le Royaume de France, qui est le royaume de Marie.

À notre heureux étonnement, cette initiative française s’est étendue en dehors de nos frontières et devient universelle avec le lancement/relai de Deus Vult au Mexique, Canada, État-Unis et Pologne.

Q – Vous avez déjà à votre actif quelques jolies réalisations :  SO costaud sur différents événements, ouvertures de plusieurs sections régionales, conférence d’Alain Escada sur Degrelle, site très intéressant et fréquemment mis à jour… Avez-vous défini une stratégie particulière pour faire parler de vous ?

DV – Notre communication est assez classique et s’exprime principalement via notre journal sur la toile, deus-vult.org, et l’utilisation des réseaux sociaux.

Vous pourrez y trouver des compte-rendus d’activités, des articles de fond, des commentaires d’actualité, des billets d’humour, des reportages etc…

En tant que soldats politiques, nous communiquons également à l’aide du militantisme classique avec les collages, tractages etc…

Nous partons du principe que vous ne pouvez pas prétendre vouloir faire la « révolution nationale » si vous n’êtes pas capables de distribuer des tracts ou encore passer une nuit blanche à militer ! Le militantisme est très formateur, favorise une saine cohésion et permet de garder les pieds sur terre.

Q – Quelle physionomie souhaitez-vous donner à terme à Deus Vult ? Un simple mouvement politico-religieux amical ? Un parti politique qui se présente à des élections locales ? Une milice ?

Deus Vult est à l’origine un groupe d’amis, et nous voulons que cela reste une de ses particularités, avec la construction d’un véritable esprit communautaire qui débouche sur le renouveau et le renforcement d’une société chrétienne, via nos cercles de boxe, d’œnologie, de lecture et de réflexion, de cinéma, de chant, et via des conférences.

De plus, nos camarades travaillent également bénévolement pour la restauration d’église ou de bâtiments religieux.

Notre but est de poursuivre par nos actions auprès des jeunes et moins jeunes le travail de structures déjà existantes telles que les écoles hors-contrat ou les prieurés de la FSSPX par exemple, tout en proposant un panel de formation plus vaste.

Notre prochain projet porte sur la création d’une ‘web-TV’ avec micro-trottoir et des reportages culturels enracinés.

Q – Deus Vult est-il uniquement un mouvement de jeunes ? Quels profils recrutez-vous en priorité ? Faut-il être obligatoirement catholique ?

Deus Vult est ouvert à tous, favorable aux rencontres intergénérationnelles enrichissantes, même si notre cible principale reste la jeunesse.

Il faut néanmoins accepter le socle commun, qui est fondé sur l’amour et la défense de la France, de l’Europe et de la Chrétienté.

Les profils recrutés en priorité sont donc des blancs de religion ou de culture catholique.

Q – Que diriez-vous à un lecteur qui se sent en phase avec vos analyses pour le motiver à vous rejoindre ?

« Deus Vult », qui est la devise historique des chevaliers croisés, se traduit en français par « Dieu le veut ! ». Or le Bon Dieu exige que nous œuvrions pour Lui et pour la restauration de son règne sur chacun de nous et sur la société.

À travers notre structure vous pourrez recevoir une formation politique, transmettre à votre tour vos connaissances, et acquérir les bases du militantisme tout en participant aux diverses activités culturelles que nous avons évoquées. Le tout dans une saine (et sainte) ambiance où la pratique de la prière s’accompagnera de celle de l’humour conjugué à un solide esprit de camaraderie.

De bons moments en perspective donc !

Q – Qu’est-ce qui vous différencie d’autres organisations comme le Front National, le Parti de la France ou le très récent Parti Nationaliste Français ?

Nous nous différencions des « partis politiques » car nous n’en sommes tout simplement pas un. Les partis divisent un pays alors que nous cherchons au contraire l’unité. À dire vrai nous ne sommes tout simplement pas pour la démocratie, à l’exception des échelons municipaux et corporatifs.

Alors que les partis électoralistes sont contraints de courtiser le public, nous avons la volonté de changer du mieux que nous pouvons la société. Nous voulons œuvrer pour le bien commun de manière plus charnelle, ancrés dans la réalité et le quotidien des Français du XXIe siècle.

En outre, nous misons sur la qualité de notre action et non sur la quantité de votes en notre faveur.

L’esprit d’apostolat nous semble également être un principe essentiel, car beaucoup de nos camarades n’ont pas reçu d’éducation religieuse et ne connaissent pas ou mal la religion catholique, qui a fait la grandeur de la France et permet seule de sauver son âme.

Deus Vult.

Deus Vult France

Notre page facebook principale : Reconquête Française

 Pour aller plus loin :

Un commentaire Ajoutez le votre

  1. langer dit :

    j’habite dans le 11ième adt de Paris , et je vois souvent des autocollant collés sur des poteaux de Deus Vult , mais malheureusement ils sont déchirés par les antifas et anarchistes du coin .En tout cas ca me fait plaisir d’en voir car je me dit que les nationalistes du coin sont encore présent , bravo a vous !!

Laisser un commentaire