Colomban de Luxeuil, né en 540 à Navan et mort le 23 novembre 6151 à Bobbio près de Plaisance, en Italie, le plus célèbre des saints Colomban, est un moine irlandais qui a évangélisé les populations campagnardes de Gaule, d’Allemagne, d’Helvétie et d’Italie2. Il est fêté le 23 novembre selon le martyrologe romain3, car il est mort le jour de la présentation de Marie au Temple, le 21 novembre. Il est parfois considéré comme le saint patron des motards, notamment en Italie.

Colomban, après avoir quitté l’Irlande, sillonne la Cornouailles britannique. Il aurait débarqué en Bretagne, à Saint-Coulomb près de Saint-Malo, dans les années 580 ou 590, puis, jusqu’en 615, évangélisé la France, l’Allemagne, la Suisse, l’Autriche et l’Italie. Après les troubles apportés par les invasions germaniques, son œuvre évangélique en Europe occidentale fut capitale pour la conversion des populations germaniques et la rechristianisation des campagnes.

Ce « messager de Dieu » fascine encore ceux qui voient en lui un vecteur pour la promotion d’une Europe unie aujourd’hui porteuse d’espoirs de paix et de fraternité entre les peuples.[citation nécessaire] Des institutions religieuses se réclament de l’esprit de saint Colomban. Un réseau européen d’échanges, regroupant des hameaux et des villes, se tisse sur les traces de saint Colomban[citation nécessaire].

Ce portrait est cependant à nuancer. Jonas de Bobbio, l’hagiographe de Colomban et son panégyriste, nous raconte la querelle d’un moine franc de Luxeuil, Agrestius, qui s’est insurgé contre certains usages irlandais. Cette affaire d’Agrestius met en lumière « le travail accompli à Luxeuil pour transformer le personnage historique de Colomban, dont l’orthodoxie restait incertaine, en une figure apaisée et acceptable pour tous4.